Accueil
Sitemap  

Le pays 

retour  

Pakistan

Géographie

Superficie

796'095 km²
Pays 19 fois plus grand que la Suisse (41'293 km²)

Habitants

141,5 mio.
19 fois plus qu’en Suisse (7,3 mio.)

Densité de population

178 Habitants/km²
(Suisse: 177)

Produit national brut

504 SFR
91 fois inférieur à la Suisse (45'996 SFR)

Appartenance religieuse

Chrétiens

  2%

Musulmans

96%

Hindous

  1.5%

Autres

  0.5%

Droits humains

Liberté religieuse

Atteinte à la liberté religieuse assez grave


Entrave au culte, à la diaconie et à l’évangélisation

Pakistan 

Le pays 

Asia Bibi - Partie III

Maintenant ou jamais


Lundi 20 février 2012

Asia Bibi : Partie II  

Asia Bibi croupit dans une prison pakistanaise depuis deux ans et huit mois. Elle doit enfin être libérée !

Asia Bibi VOM  

csi/ah. Asia Bibi habitait Ittanwali, un village de la province fédérée pakistanaise du Penjab où elle travaillait comme journalière, généralement dans le milieu agricole. Ce village est composé de 150 foyers musulmans et de deux familles chrétiennes, dont celle d’Asia Bibi. Le 14 juin 2009, une dispute a éclaté dans les champs entre Asia Bibi et ses collègues. Ce qui n’était au départ qu’une futilité s’est transformé en une grave accusation, puisque les musulmanes ont prétendu qu’Asia avait dit du mal du prophète Mahomet et avait ainsi commis un blasphème.

Condamnée à tort

Les preuves présentées contre Asia Bibi sont contradictoires. Devant le tribunal, elle a déclaré elle-même : « Les deux femmes qui témoignent sont de mèche avec Qari Salim (l’accusateur) ; ils ont mis sur pieds une véritable conjuration pour établir des faits mensongers. » Asia Bibi a accepté de prêter serment sur la Bible : elle n’a jamais tenu de propos outrageux concernant le prophète Mahomet. L’accusateur et les témoins ne se sont toutefois pas rétractés et ont persisté à l’accuser de blasphème. En novembre 2010, elle a été condamnée à mort.

Asia Bibi a fait appel et le verdict définitif n’a pas encore été rendu par la Cour supérieur de Lahore. Mais il faut réaliser que même en prison, elle doit craindre pour sa vie. Selon des rapports présentés dans les médias, le gardien de prison Khadeeja aurait torturé Asia Bibi en octobre 2011. Plus de 40 personnes accusées de blasphème ont déjà été tuées en dehors de toute procédure judiciaire ; plus encore, des organisations islamistes commettent des attentats contre les membres des familles de ceux qui sont accusés de blasphème. C’est pourquoi Ashiq Masih, le mari d’Asia, s’est enfui avec ses cinq enfants, Nasima, Imran, Isha, Sidra et Isham.

Une partie de la famille d’Asia Bibi. CSI  

Salman Taseer, le porteur d’espoir

Lorsque Salman Taseer a promis de demander la libération d’Asia Bibi auprès du président pakistanais Asif Ali Zardari, une lueur d’espoir a point pour la première fois. Celui qui était le plus influent des gouverneurs pakistanais a même visité Asia dans la prison de Sheikhupura en 2010. Mais sa démarche a été mal perçue par la droite religieuse conservatrice. Elle a prétendu que l’intervention de Taseer entravait la bonne marche du procès. Malgré une campagne diffamatoire contre lui, Taseer a persisté à penser qu’Asia Bibi était innocente et n’avait donc pas mérité la peine de mort. Le 4 janvier 2011, Salman Taseer a été abattu par un de ses propres gardes du corps, Mumtaz Quadri, à Islamabad.

L’avocat des minorités Shahbaz Bhatti

Par la suite, le président pakistanais Asif Ali Zardari a demandé au ministre des minorités Shahbaz Bhatti de réunir une commission pour enquêter sur le cas d’Asia Bibi. Le 25 novembre 2010, Bhatti a présenté les résultats de l’enquête au président : Asia Bibi est innocente, les accusations de blasphème contre elle ont été créées de toute pièce dans le but de nuire.

La commission avait également été mandatée pour analyser, avec des experts en religion musulmans, les abus de plus en plus fréquents constatés dans le cadre des lois sur le blasphème. Le gouvernement aurait ainsi pu être contraint de changer ces lois. Mais rien de tout cela n’a jamais été réalisé, car le 2 mars 2011, Shahbaz Bhatti a été également abattu par des inconnus.

La pression des islamistes augmente

En décembre 2010 déjà, l’imam musulman Maulana Yousef Qureshi avait mis à prix la tête d’Asia Bibi pour une prime de 500 000 roupies pakistanaises. Cette somme suffit à payer le loyer d’un trois-pièces au centre de la capital Islamabad pendant 14 mois. En même temps, des partis islamistes pakistanais ont commencé à organiser des manifestations de protestation contre l’abolition ou la révision des lois sur le blasphème. Ces manifestations dans tout le pays ont mené le Premier ministre pakistanais Yousef Raza Gilani à renoncer à cette révision en janvier 2011.

Sherry Rehman, une ancienne parlementaire membre d’un parti au pouvoir, avait suggéré au parlement une révision des lois sur le blasphème. Soumise aux menaces de cercles islamistes et à la pression de son propre parti (lui-même menacé par des islamistes), Rehman a été contrainte de retirer sa demande. Récemment, Rehman a été nommée ambassadrice pakistanaise aux États-Unis. On chuchote qu’une opposante gênante aurait ainsi été habilement expulsée du pays.

Ce texte est une version revue d’un article écrit par notre collaborateur pakistanais. Pour des raisons de sécurité il reste anonyme.

Au Pakistan, les voix courageuses deviennent muettes sous les menaces islamistes. Élevez votre voix en faveur d’Asia Bibi !

Envoyer


Les lois sur le blasphème


Le terme « lois sur le blasphème » désigne les articles
295 à 298 du Code pénal pakistanais (« Infractions à
la religion »). La version actuelle des lois sur le blas-
phème date du règne du dictateur militaire islamiste,
le général Zia-ul-Haq. À l’époque, les accusations à
l’encontre des minorités religieuses du Pakistan
avaient augmenté. Elles étaient portées par une ma-
jorité musulmane de plus en plus fondamentaliste.
Dans l’article 298 c, par exemple, il est interdit aux
membres du mouvement musulman « ahmadiyya »
de se proclamer musulmans, sous peine de trois ans
de prison. Asia Bibi, quant à elle, est accusée d’avoir
enfreint l’article 295 c.



Des propos méprisants à l’égard du saint prophète

« Celui qui profane le saint nom du saint prophète
Mahomet (que la paix soit avec lui) est passible
de la mort ou de la prison à perpétuité ; que cela
soit fait par des mots, soit prononcés soit écrits,
par des représentations imagées, par des citations,
des allusions ou des critiques, directes ou indirectes ;
en outre, une amende peut être perçue. »

Selon le journal NZZ, plus de vingt hommes ont été con-
damnés à mort pour blasphème durant ces dernières
années. Asia Bibi est la première femme. Jusqu’à présent,
toutes ces personnes sont dans l’attente de l’exécution
de leur peine.


Veuillez donner votre avis sur cet article !

Commenter  


Impression 

Thèmes semblables (4/9)

Pakistan
Concert commémoratif
8 mars 2012
Le 4 mars 2012, CSI a organisé un concert à la mémoire du ministre Shahbaz Bhatti, assassiné il y a une année. Malgré la gravité de cet événement, le concert s’est terminé sur une note d’espoir.
Pakistan/Suisse
Concert à la mémoire de Shahbaz Bhatti
17 février 2012
L’ancien ministre pakistanais des minorités a été assassiné par des islamistes le 2 mars 2011.
Pakistan/Suisse
Concert à la mémoire de Shahbaz Bhatti
9 février 2012
Il y a exactement une année, le 2 mars 2011, le ministre pakistanais des minorités Shahbaz Bhatti a été assassiné par des islamistes.
Pakistan
Asia Bibi - Partie II Quand Asia verra-t-elle à nouveau ses cinq enfants ?
Asia Bibi - Partie I
Liste complète (9)

D'autres thèmes

Soudan / Soudan du Sud
Une maman retrouve ses enfants
18 avril 2012
Lors de sa libération, Abuk Kiir n’avait que son bébé. Elle ne savait pas où on avait déporté ses deux fils de 5 et 8 ans. Quelle immense joie lorsqu’une année plus tard, elle a découvert ses fils parmi 300 anciens esclaves ! Les deux garçons racontent.
Vietnam
Plusieurs années de prison pour deux chrétiens
16 avril 2012
En mars 2012, les autorités ont condamné deux chrétiens à trois et cinq ans de prison. Ils sont accusés d’avoir distribué des écrits du Père Nguyen Van Ly. Celui-ci est à nouveau en prison depuis juillet 2011, bien qu’il soit gravement malade.
Inde
Des lois légitiment la violence
13 avril 2012
En 2008, 50 000 chrétiens de l’État d’Odisha ont perdu leur domicile d’un jour à l’autre… voici le triste apogée de la persécution des minorités religieuses. Des lois discriminatoires en sont une des causes. CSI a déposé un rapport auprès du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Nicaragua
De l’espoir au milieu des bidonvilles
15 avril 2012
Maryuri Romero et ses sept enfants partagent une seule pièce. Lutter pour la survie de ses enfants est le combat quotidien de cette femme qui, sans soutien extérieur, n’y parviendrait plus.

Nouveau ce mois
CSI
L'engagement de CSI
Persécutions
Enfants en détresse
Catastrophes
Au sujet de CSI
CSI : Qu'est-ce ?
CSI : Pourquoi ?
CSI : Historique
CSI : Structure
CSI : Rapport 2010
CSI : Autres sites
CSI : Dans le monde
CSI-Suisse
Notre équipe
Les livres à lire
Liberté de religion
Divers
Manifestations
Concert
Conférences
Pays
Protestations
Allemagne
Arabie Saoudite
Chine
Cuba
Cuba et Vietnam
Égypte
Éthiopie
France
Inde
Indonésie
Irak
Iran
Kazakhstan
Laos
Lettonie
Libye
Malediven
Nicaragua
Nigeria
Ouzbékistan
Pakistan
Pérou
Proche/Moyen-Orient
Roumanie
Sud-Soudan
Turkmenistan
Turquie
Vietnam
Zansibar (Tanzanie)
Bulletin de CSI
Cartes du monde CSI
Explications
Afrique
Amérique
Asie de l’Ouest
Asie orientale
Europe
Médias
Communiqués
Faites un don !
Utilisation dons
Dons en ligne
Don
Carte-cadeau
Bulletin de versement
LSV Débit direct
Je lègue mes biens
Engagez-vous !
Écrire
Protester
Intercession du jour
Newsletter
Contactez-nous !
Adresses / Courriel
CCP

Recherche site

Roumanie
L’espoir pour des orphelins










Bienvenue!

Pour une société, la liberté religieuse est le fondement de la paix et de la liberté.

Les chrétiens constituent le groupe religieux qui est le plus discriminé, persécuté et menacé de mort dans le monde.











CSI est une organisation chrétienne de défense 
des droits de l'homme 
pour la liberté de religion 
et la dignité humaine.