Accueil
Sitemap  

La journée « portes ouvertes » de CSI 

Les chrétiens au Proche Orient sont menacés d’extermination


Mardi 25 octobre 2011

Le samedi 15 octobre 2011, CSI a organisé une journée
« portes ouvertes ». Plus d’une centaine de visiteurs sont venus s’informer de la situation des chrétiens en Égypte, en Irak et au Soudan du Sud.

Herbert Meier, président de CSI CSI  

Lors de son discours de bienvenue, Herbert Meier, président inter-
national de CSI, a présenté notre deuxième projet principal, le pre-
mier étant la libération d’esclaves au Soudan du Sud : CSI veut s’engager en faveur des chrétiens du Proche et Moyen Orient qui sont menacés d’extermination. « La liberté de religion n’est pas garantie dans les pays du monde où la religion musulmane est majoritaire. La discrimination des personnes d’une autre religion existe dans chaque État islamique », a constaté Herbert Meier.

« Notre seule arme est la solidarité »

Pascale Warda et Gunnar Wiebalck CSI  

Pascale Warda, ancienne ministre du gouvernement de transition irakien, a vraiment entonné les louanges de CSI. En effet, CSI collabore avec l’organisation irakienne des droits de l’homme
« Hammurabi » dont Pascale Warda est responsable. Sans l’aide de CSI, elle n’aurait jamais réussi à capter les appels au secours d’un si grand nombre de victimes. « Le message que vous apportez n’est pas seulement matériel, mais également moral : un message qui suscite de l’espoir. »

Elle parle de Farah, la victime grièvement blessée lors d’un attentat à la bombe contre son bus scolaire, qui, après de nombreuses opérations, obtient enfin une prothèse de jambe. Elle évoque les 77 familles qui ont perdu des proches et qui ont été aidées par CSI lors du récent voyage en Irak. En reconnaissance des services de CSI, Mme Warda lui a remis une copie du Code de Hammurabi, une des plus anciennes lois écrites provenant d’Irak ; c’est le nom de ce code qu’elle a donné à son organisation des droits de l’homme.

Pascale Warda, ancienne ministre CSI  

Elle s’est opposée aux objections faites par le milieu politique qui insinuait que les chrétiens n’étaient pas les seules victimes. Bien-sûr, de nombreuses victimes étaient également des musulmans innocents, a admis Mme Warda. Mais, souvent dans ces cas, l’enjeu était le pouvoir et l’argent. Les chrétiens, eux, ne recherchent pas le pouvoir et ils sont trop peu nombreux pour le vouloir. Et rien n’a empêché que, durant ces derniers mois, ils aient à nouveau été tués. D’autres chrétiens sont menacés : les terroristes les harcellent afin qu’ils quittent le pays sous prétexte qu’ils sont des
« incrédules ».

Mme Warda a appelé à une solidarité continue : « Même les non-chrétiens reconnaissent aujourd’hui que la solidarité est une grande puissance. […] La solidarité est la seule arme des chrétiens pour lutter contre la persécution vécue aujourd’hui en Irak. » Avec la solidarité on pourrait changer des situations, a proclamé Mme Warda, pleine d’espoir.

« Les salafistes* ont un plan pour se débarrasser
des coptes »

Voici trente belles jeunes femmes. De nombreuses, parmi elles, ont 18 ans, plusieurs sont plus âgées, la plus jeune n’a que 14 ans. Jean Maher est le président de la branche française de l’Union égyptienne des droits de l’homme et le représentant des coptes de France et d’Europe. Il a choisi et apporté les photos d’identité de ces trente femmes qui ne représentent qu’un petit nombre parmi tant d’autres. Elles ont toutes une chose en commun : elles ont été enlevées, violées, forcées à se marier et à se convertir à l’islam.

Les jeunes femmes coptes enlevées par des musulmans   

M. Maher raconte l’histoire d’Engy Adel : quand elle avait 12 ans, on l’a droguée et enlevée. Ses ravisseurs l’ont battue pendant plusieurs jours et ne lui ont pas permis de dormir. En un seul mois, elle a été violée par plus de 50 hommes ! Ces hommes l’ont traitée comme s’ils voulaient la déchiqueter ; ils la regardaient avec haine comme si elle était leur ennemie ! Après avoir été délivrée par son père, la jeune fille a été convoquée par la police. Les policiers l’ont rouée de coups pour lui faire « avouer » qu’elle avait quitté volontairement sa famille et qu’elle n’avait jamais été violée. Pendant qu’Engy Adel racontait son histoire sur Youtube, elle pleurait encore et encore : « Pourquoi tout ça ? Seulement parce que je suis une chrétienne. »

« Les salafistes ont des plans stratégiques pour se débarrasser des coptes », explique Jean Maher. « Un de leur terrible moyen est l’enlèvement de jeunes femmes coptes. […] Les coupables sont convaincus de faire quelque chose de bien pour Allah en amenant une femme « incrédule » à l’islam. Ainsi, le nombre de coptes diminue et le nombre de musulmans augmente. De plus, la loi considère que les enfants sont obligatoirement membres de la religion du père. […] Ces criminels sont souvent protégés par la police (comme dans l’exemple ci-dessus) et en retirent souvent même de l’argent : une fille peut rapporter jusqu’à CHF 60 000 », nous éclaire M. Maher. « L’argent provient des États du Golfe. »

Jean Maher et le directeur de CSI Benjamin Doberstein CSI  

« Attaquer, marginaliser et humilier »

Jean Maher dénonce les nombreux moyens mis en œuvre pour marginaliser les personnes coptes et appelle cela une véritable persécution.

Des jeunes femmes coptes sont enlevées.

Des églises sont détruites.

Des moines solitaires du désert sont attaqués.

Les coptes n’ont pas le droit de devenir président ou
ministre du gouvernement.

Les coptes sont tenus à l’égard de la politique : seulement
deux, parmi les 444 députés, sont des coptes.

Les coptes disparaissent des positions influentes dans le
milieu militaire, la police et les services secrets.

Les coptes n’osent pas étudier la gynécologie car un
chrétien n’a pas le droit de voir comment une musulmane
enfante.

Les étudiantes chrétiennes sont obligées de porter le voile ; avec de l’acide, on détruit le visage de celles qui s’y
refusent.

En un seul mois, 400 000 porcs des coptes ont été tués.
Pour pouvoir réparer simplement les toilettes d’une église,
il faut demander l’autorisation au gouverneur.

Pour pouvoir construire une église, il faut même demander
l’autorisation au président – ceci ne dure « que » vingt ans,
si toutefois on obtient l’autorisation de construire !

Les noms des routes à consonances occidentales ou coptes
sont islamisés.

Celui qui perpètre des crimes contre des coptes n’est pas
poursuivi en justice.

La violence contre les coptes augmente après la révolution

M. Maher continue : « Avec la démission de Hosni Moubarak, la situation des coptes ne s’est nullement améliorée, au contraire : l’enlèvement des filles a forte-
ment augmenté. »

Le copte Jean Maher de France CSI  

« Trois églises ont été détruites sans que personne n’ait été pour-suivi ; les soldats et la police regar-daient simplement. C’est l’armée qui a attaqué le monastère Wadi el Natroun ; c’est également l’armée qui a roulé avec des véhicules blin-dés au milieu des manifestants pai-sibles, le 9 octobre 2011 ; plus d’une vingtaine de personnes ont été tuées, des centaines ont été blessées – et cela par l’État ! Pen-dant la révolution de janvier 2011, le chef du Conseil suprême des forces armées, le maréchal Mohammed Hussein Tantaoui, a cependant affirmé fièrement : L’ar-mée n’attaquera jamais les mani-festants. » Aux dires désabusés de M. Maher, il aurait probablement oublié d’ajouter : « sauf si les manifestants sont coptes. »

« Les islamistes ont obtenu beaucoup de pouvoir. En avril, ils ont protesté pendant plusieurs jours contre la nomination d’un gouverneur chrétien et ont bloqué la circulation routière et ferrière. Ils ont atteint leur but : le chrétien a dû abandonner au profit du gouverneur musulman. […] En mai, des salafistes ont attaqué une église au Caire. Ils ont prétendu que les coptes y avaient enfermé une femme copte qui s’était convertie à l’islam. »

« D’abord la Constitution ! »

Jean Maher a accusé les Frères musulmans et les salafistes d’avoir monopolisé la révolution. Les révolutionnaires d’origine, à savoir « les libéraux musulmans, la jeunesse révolutionnaire sur Facebook, les coptes et les femmes », avaient brandi cette exigence : « D’abord la Constitution ». Mais les islamistes auraient fait pression pour des élections rapides afin d’être sûrs de les gagner. M. Maher a comparé la situation avec Gaza : « Ici, lors d’élections démocratiques et sous surveillance internationale, le parti radical « Hamas » s’est hissé au pouvoir. Ce scénario pourrait se répéter en Égypte. »

« Pour empêcher ceci, le Conseil suprême des forces armées devrait absolument convoquer une commission qui élaborerait une nouvelle Constitution. Celle-ci devrait forcément contenir la séparation entre l’État et la religion, car c’est seulement ainsi que la liberté de religion est possible. Aujourd’hui cependant, il semble que le Conseil suprême des forces armées persiste dans son ancien agenda et confirme les élections du 28 novembre 2011. C’est seulement après les élections qu’une nouvelle Constitution doit être élaborée.» Ainsi M. Maher ne peut que lancer un appel à la prière :
« Encourageons-nous à prier pour l’avenir de l’Égypte, pour les chrétiens, pour les musulmans libéraux, pour la paix au Proche Orient et enfin également pour la paix dans le monde entier. Laissez-nous attendre des dirigeants des pays libres de ce monde qu’ils agissent au lieu de réagir ; qu’ils agissent avant qu’il soit trop tard. »


Le salafisme


Le salafisme* est un mouvement sunnite revendiquant un retour à l’Islam des origines, fondé sur le Coran et la Sunna. Aujourd’hui, le terme désigne un mouvement composite fondamentaliste, constitué en particulier d’une mouvance traditionaliste et d’une mouvance djihadiste. Toutes ces mouvances affirment constituer la continuation sans changement de l’islam des premiers siècles.
Source :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Salafisme 

Asservi comme garçon de 9 ans

Si notre nouveau projet principal (engagement en faveur des chrétiens du Proche et du Moyen Orient qui sont menacés d’extermination) a clairement été placé au premier plan, CSI a aussi invité un conférencier pour notre deuxième projet principal : Simon Deng du Soudan du Sud, un ancien esclave. Quand il a été libéré de l’esclavage, il a décidé de ne jamais raconter ce qui s’était passé. Après plusieurs années, il a commencé à remettre en question cette décision : « Comment puis-je me taire lorsqu’on continue à vendre des gens comme esclave pour 10 dollars ? »

Simon Deng, ancien esclave du Soudan du Sud CSI  

Simon Deng a été séparé de sa famille quand il avait 9 ans et a été déporté au (Nord-) Soudan. « Il n’y avait personne pour élever la voix en ma faveur. À cette époque, je n’avais aucun ami. Mes seuls amis étaient mon espoir et ma patience. L’espoir de pouvoir un jour me libérer. » Un arabe a donné le garçon en cadeau à un autre arabe. Le jeune esclave devait aller chercher de l’eau au Nil – un travail habituellement effectué par les ânes. S’il lui arrivait de ne pas obéir immédiatement, son maître le battait. Ses enfants également chicanaient Simon et le rouaient de coups. Il n’osait pas se défendre.

Plus tard, son maître a déménagé en ville avec sa famille pour permettre à un de ses fils d’y étudier. Simon Deng y a rencontré des Sud-Soudanais de sa tribu. Avec leur aide, il a réussi à reprendre sa liberté et a pu retourner vers ses parents. Ceux-ci l’avaient cru mort, car ils avaient offert, sans résultat, une récompense de 10 vaches pour lui – une fortune !

« Cette journée était particulièrement impressionnante »

La journée « portes ouvertes » de CSI à Zurich CSI  

CSI  

 
 
« C’est super qu’il y ait encore des gens qui
s’engagent, qui s’en sortent toujours et toujours
malgré d’éventuels coups du sort. »


Erika Eichenberger, Greifensee

CSI  

 
« Je trouve le travail que vous faites exceptionnel.
Ce n’est pas la première fois que je suis à une jour-
née CSI. […] Mais aujourd’hui c’était tout particu-
lièrement impressionnant avec tous ces exposés et
ces témoignages. Merci beaucoup. »


Sven Schelling, Gossau ZH

CSI  

 
« J’ai appris des choses intéressantes. J’ai été très
encouragé de voir comment des personnes qui vivent
des situations difficiles gardent, malgré tout, la
foi. Je rends grâce au Seigneur pour tout ce qu’Il
fait. »


Étienne Michoud, Neuchâtel/Zurich

CSI  

« C’était très informatif. Je trouve important qu’on
soit renseigné de cette manière et qu’on prenne ces
sources d’information pour sujet. Il faudrait davan-
tage les rendre publiques, pas seulement dans la
sphère chrétienne ; mais nous devrions sortir afin
que ces choses soient répandues plus largement et
que les gens soient réveillés. »


Rosmarie Schärer, Zumikon

CSI  

« J’ai pris conscience de la situation urgente des
chrétiens persécutés et combien, en fait, nous
devrions nous engager en faveur de la liberté de
religion. Que la dame de l’Irak ait apporté le Code
de Hammurabi, cela représente un beau symbole.
Quoiqu’à l’origine ce soit un code païen, il met
néanmoins l’accent sur l’importance d’établir une
constitution. Une fois que nous aurons établi cette
primauté de droit, nous aurons alors fait le premier
pas en direction de la tolérance religieuse. »


Ernst Danner, Zürich

Téléchargement PDF

Herbert Meier: Mission et méthode de travail de CSI
(en allemand)  

Exposé de Pascale Warda (en anglais)  

Exposé de Jean Maher (en anglais)  

La documentation de Jean Maher (en anglais)  

Le communiqué de presse du 18 octobre 2011  


Veuillez donner votre avis sur cet article !

Commenter  


Impression 

Thèmes semblables (4/13)

L’évêque Mgr Nazir-Ali à Zurich
«L’histoire se répète en Syrie!»
15 juin 2013
L’évêque anglican Mgr Michael Nazir-Ali est engagé dans le dialogue entre musulmans et chrétiens depuis longtemps. À Zurich, l’ancien député britannique analyse la situation actuelle et l’attentat à Londres qui a bouleversé le monde.
Proche-Orient
Protéger les minorités religieuses
25 avril 2013
L’action de CSI se divise en trois axes principaux: l’information, les pétitions et l’aide concrète sur place. En Suisse et aux États-Unis, nous demandons au gouvernement d’agir. Notre série de conférences se poursuit en mai 2013.
Campagne
Doit-on craindre un génocide?
22 mars 2013
Le conflit en Syrie dure depuis deux ans et on n’en voit pas le terme. Des millions de personnes luttent pour survivre. La composante religieuse de la guerre civile ne peut plus être niée.
Proche-Orient
Les minorités religieuses sont chassées du Proche-Orient
25 mars 2013
L’avenir des minorités religieuses du Proche-Orient était le sujet de la manifestation du «Forum für Demokratie und Menschenrechte» (Forum pour la démocratie et les droits de l’homme), forum estudiantin tenu le 7 mars 2013 à l’université de Zurich. John Eibner, l’un des conférenciers, est le...
Liste complète (13)

Nouveau cette semaine
CSI
L'engagement de CSI
Persécutions
Enfants en détresse
Catastrophes
Au sujet de CSI
CSI : Qu'est-ce ?
CSI : Pourquoi ?
CSI : Historique
CSI : Structure
CSI : Rapport 2012
CSI : Autres sites
CSI : Dans le monde
CSI-Suisse
Notre équipe
Les livres à lire
Liberté de religion
Divers
Manifestations
AGENDA
Concert
Conférences
Dimanche DEP
Manifestations
Portes ouvertes
Pays
Protestations
Algérie
Allemagne
Arabie Saoudite
Azerbaïdjan
Birmanie
Chine
Corée du Nord
Cuba
Cuba et Vietnam
Égypte
Érythrée
Éthiopie
EUROPE
France
Inde
Indonésie
Irak
Iran
Kazakhstan
Laos
Lettonie
Libye
Malediven
Maroc
Nicaragua
Nigeria
Ouzbékistan
Pakistan
Pérou
Proche/Moyen-Orient
Roumanie
Soudan (du Sud)
Syrie
Turkmenistan
Turquie
Vietnam
Zansibar (Tanzanie)
Bulletin de CSI
Cartes du monde CSI
Commander / Télécharger
Explications
Afrique
Amérique
Asie de l’Ouest
Asie orientale
Europe
Médias
Communiqués
Faites un don !
Utilisation dons
Dons en ligne
Don
Bon-cadeau
Bulletin de versement
LSV Débit direct
Je lègue mes biens
Engagez-vous !
Campagne
Écrire
Protester
Intercession du jour
Newsletter
Contactez-nous !
Adresses / Courriel
CCP
Shop
Livres
Livres librairie
Brochures CSI
Articles CSI
Cadeaux de Noël

Recherche site

Suisse
Norbert Schmid, ambassadeur de CSI










Bienvenue!

200 millions de chrétiens persécutés espèrent votre engagement personnel!











CSI est une organisation chrétienne de défense 
des droits de l'homme 
pour la liberté de religion 
et la dignité humaine.