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Géographie | Superficie | 120'254 km² Pays 2 fois plus grand que la Suisse (41'293 km²) | Habitants | 5,2 mio. (Suisse: 7,3 mio.) | Densité de population | 43 Habitants/km² 4 fois moins hab./km² quen Suisse (177) | Produit national brut | 895 SFR 51 fois inférieur à la Suisse (45'996 SFR) | Appartenance religieuse | Chrétiens | 98% |   Catholiques | 93% |   Protestants | 5% | Autres | 2% |
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Au Nicaragua, les habitants des bidonvilles vivent dans une misère extrême. Avec le soutien de CSI, des carmélites procurent une aide pratique destinée à diminuer cette détresse.
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CSI
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hz. Marling Solís (33 ans) et sa famille vivent dans le bidonville de Tipitapa, situé à 22 kilomètres à l’est de Managua. Alors qu’elle travaille pendant toute la journée, sa mère, qui habite chez eux, garde les enfants : Marlene (17 ans), Martina (9 ans) et Roxana (3 ans). Ils vivent à six dans une petite cabane. Roxana, la benjamine, est tombée gravement malade et a été près de la mort, alors qu’elle avait seulement deux semaines. Souffrant d’une pneumonie avec complications, elle a été hospitalisée pendant trois mois. La pneumonie a pu être soignée par des médicaments. Toutefois, actuellement, la fillette souffre encore d’asthme, ce qui la fragilise beaucoup. Elle a aussi souffert d’un retard dans l’apprentissage du langage. Pour son âge, elle a un langage très pauvre. Roxana n’est certainement pas un cas unique. En effet, les conditions de vie dans les bidonvilles sont néfastes, surtout pour les enfants sous-alimentés et fragilisés. |
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Pas d’argent, mais une grand-mère en or CSI
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«Nos revenus suffisent à peine pour payer l’eau et l’électricité de la cabane, ainsi que les denrées alimentaires de base. Alors nous recevons en plus des paquets de vivres des religieuses carmélites. Elles nous donnent également des médicaments, parce que nous n’avons pas les moyens d’en acheter.» C’est par ces paroles que la jeune mère expose sa situation précaire. Malgré le fait qu’elle travaille toute la journée comme marchande de légumes et que Pedro González (39 ans), le père de Roxana, journalier, peut parfois donner un coup de main à un chauffeur de camion, ces revenus sont insuffisants. Ils ont donc besoin des paquets de vivres. L’aide de CSI permet aux carmélites de procurer une aide pratique aux personnes qui vivent dans la misère extrême. |
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En ce qui concerne la famille Solis, elles financent également la scolarité des enfants, le matériel scolaire et les uniformes. En raison des frais, Marling n’a pas pu aller à l’école, mais l’un de ses rêves est en train de s’accomplir : ses filles ont la possibilité d’apprendre et ont ainsi de meilleures chances d’avenir. Actuellement, Roxana fréquente l’école maternelle, avant de pouvoir, plus tard, suivre l’école primaire comme ses deux sœurs. |
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Prévenance, patience et amour
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Depuis une année, les trois enfants vont régulièrement à la «pause de midi». L’une des religieuses déclare avec satisfaction: «Au début, les fillettes mangeaient à peine. Leur estomac était beaucoup trop petit. Heureusement, maintenant, elles ont bon appétit et bonne mine.» Pour les carmélites, c’est chaque fois un succès quand elles remarquent un changement positif chez les enfants. Par exemple, lors de leur première participation à la «pause de midi», les trois fillettes étaient très réservées. Aujourd’hui, elles sont beaucoup plus ouvertes et reconnaissantes de recevoir plus qu’un repas.
La «pause de midi» est offerte par les carmélites aux enfants des bidonvilles pour décharger les familles. Ainsi, ils reçoivent au moins une fois par jour un repas chaud et équilibré. Mais la «pause de midi» offre plus qu’un simple repas. Les religieuses peuvent vraiment avoir un contact avec les enfants en leur témoignant de l’amour et de l’intérêt, et leur montrer aussi qu’ils valent quelque chose. C’est alors seulement que les principes chrétiens de prévenance, de patience et d’amour peuvent être transposés dans la pratique. Comme, pendant la journée, leurs parents travaillent et qu’ils sont livrés à eux-mêmes, de nombreux enfants des bidonvilles ignorent les règles de comportement les plus fondamentales. A la «pause de midi», les religieuses donnent l’exemple par des relations interpersonnelles pleines de prévenance. Elles apprennent aux enfants que ce n’est pas seulement celui qui est le plus fort, le plus effronté et le plus bruyant qui a droit à un repas. Les plus petits et les plus faibles sont servis en premier. Dans les familles, les choses se passent souvent tout autrement. |
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Des vivres pour les familles démunies CSI
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La «pause de midi» permet aussi aux religieuses d’établir des contacts avec les familles. Elles apprennent à connaître la situation du moment et peuvent alors offrir une aide très ciblée. La plupart des familles vivent dans les mêmes conditions – voire pires – que la famille Solis. Elles manquent du strict nécessaire: nourriture, vêtements, médicaments et chaussures. |
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Grâce au soutien financier de CSI, les carmélites procurent un soulagement aux familles des bidonvilles de Managua et Tipitapa, et l’espoir d’une vie meilleure. |
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