La soupe populaire pour soulager la souffrance

Pendant des années, Maria a lutté contre la faim. Grâce à la soupe populaire des partenaires de CSI, elle et sa petite fille se portent beaucoup mieux. Malgré tous les défis quotidiens, elle est infiniment reconnaissante du soutien qu’elle reçoit.

Maria est reconnaissante de ne pas devoir porter seule le poids de son quotidien. csi

Maria est reconnaissante de ne pas devoir porter seule le poids de son quotidien. csi

 

Maria Anielka Almendares Reyes (24 ans) accueille avec cordialité les représentants de CSI venus de Suisse. La jeune femme a une apparence maigre et un regard mélancolique, mais sa prévenance saute aux yeux et contraste fortement avec ses conditions de vie difficiles.

Un logement délabré

Avec son mari peu présent, sa fille de 5 ans, sa tante et son oncle, elle vit dans une cabane en tôle ondulée à Tipitapa, une banlieue de la capitale Managua. Les rares objets qu’elle possède sont vieux et usés. Les murs sont maculés. Il fait très sombre et on cherche en vain des fenêtres. Seul le caquètement bruyant des poules dans la cour détourne un peu notre attention de cet environnement triste.

Maria a appris dès son enfance que sa vie serait un combat contre la misère. Elle a grandi à Managua avec trois frères et sœurs. « Ma mère essayait de gagner un peu d’argent pour la famille comme vendeuse de rue, alors que mon père soignait les animaux, mais il ne trouvait presque jamais de travail », raconte-t-elle. L’un de ses frères est maintenant en prison.

Depuis la naissance de sa fille, Maria vit à Tipitapa. Comme personne ne s’occupe de son enfant, la jeune mère ne peut travailler qu’occasionnellement comme aide-ménagère. Son mari, qui jette un bref regard de rejet sur les visiteurs avant de disparaître, travaille de façon irrégulière dans le bâtiment comme peintre et électricien.

Une aide dans la détresse

« Presque chaque mois, nous manquons d’argent pour nourrir la famille. Nous savons ce qu’est la faim, avoue Maria. Mais un jour, la faim et le désespoir étaient si grands que j’ai crié vers Dieu. C’est ce jour-là précisément, il y a quatre ans, que j’ai rencontré une jeune fille dans la rue qui m’a parlé de la soupe populaire de Tipitapa. J’étais ébahie : auparavant, je ne réalisais pas à quel point Dieu voulait m’aider concrètement dans la détresse ! »

Depuis cette rencontre extraordinaire, Maria et sa fille se rendent cinq fois par semaine à la soupe populaire gérée par les partenaires locaux de CSI. Elles y reçoivent un repas chaud et, en cas de besoin, elles peuvent s’adresser gratuitement à la pharmacie, à l’infirmière ou au dentiste de Tipitapa, qui sont financés par CSI.

La vie reste un défi pour Maria. Mais elle est profondément reconnaissante pour l’aide qui apporte la lumière dans son quotidien morose. « Je remercie Dieu du fond du cœur de ne jamais nous laisser seuls ! »

Reto Baliarda

L’aide de CSI au Nicaragua

  • Distribution de repas de midi quotidiens et prise en charge des enfants dans les bidonvilles ;
  • Distribution de colis alimentaires et de médicaments aux plus nécessiteux ;
  • Consultations gratuites auprès d’un médecin ou d’un dentiste ;
  • Lutte contre la violence dans les familles.

 

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