05 décembre 2023

« Sortir de notre zone de confort »

Christoph Schweizer, membre du conseil de fondation du CSI-Suisse, était autrefois agent de bord et aimait travailler le week-end. Il pouvait ainsi assister à des cultes dans un environnement totalement différent. Le pasteur réformé de l’Unterland zurichois explique également pourquoi il aime s’engager auprès de CSI.

Le pasteur Christoph Schweizer, membre du conseil de fondation de CSI-Suisse. csi

Le pasteur Christoph Schweizer, membre du conseil de fondation de CSI-Suisse. csi

 

La demande de m’engager comme membre du conseil de fondation de CSI m’a été faite au début de l’année dernière. Cela a été une surprise. Jusqu’à présent, j’avais toujours été réticent face à de telles demandes. Cette fois, c’était différent et je me suis demandé pourquoi.

D’une part, une collaboratrice de CSI nous avait récemment parlé du travail de CSI lors du culte. Elle nous a donné un aperçu d’histoires de vie douloureuses et nous a montré l’action courageuse de CSI. Cela a été pour moi une première porte ouverte. D’autre part, je me suis rendu compte que j’avais déjà rencontré plusieurs personnes de l’entourage de CSI au cours de ma vie.

Se pourrait-il que Dieu trace parfois une voie dans notre vie et prépare quelque chose qui ne se développera pleinement que plus tard ? J’y crois fermement. C’est donc avec plaisir que j’ai accepté de m’engager au sein de CSI.

Un ami m’a dit cette phrase lorsque j’étais jeune pasteur : « Notre église a un vaste toit et un fourneau : un vaste toit, sous lequel de nombreuses personnes doivent trouver place, et le fourneau, c’est Jésus-Christ. »

La sécurité et la chaleur que procurent la foi, je les ai connues dans mon enfance et mon adolescence au sein de l’Église évangélique néobaptiste. J’y ai fait l’expérience d’une communauté engagée. C’est là aussi que j’ai eu envie de devenir pasteur.

Plus tard, j’ai fait l’expérience du « vaste toit » pendant mon travail d’agent de bord chez Swissair. Mon regard s’est alors élargi à d’autres cultures, Églises et religions. Souvent, j’indiquais au répartiteur du travail un souhait de vol pour le week-end. Mon objectif était de célébrer le culte le dimanche matin sur un autre continent et dans un autre environnement et de cultiver la communion fraternelle.

Aujourd’hui, je suis pasteur réformé à Rorbas-Freienstein-Teufen (ZH) et je m’y consacre corps et âme. Il se peut bien rapidement qu’on commence à se sentir trop à l’aise parmi les siens, bien au chaud près du fourneau. Mais le Christ n’est pas seulement l’ami d’une vie bourgeoise. Il nous demande de sortir de notre zone de confort et nous laisser guider par Lui là où tout est sombre et difficile.

CSI le fait et y rencontre des frères et sœurs dans la foi pour qui nos certitudes sont très éloignées. Je me mets volontiers en route avec eux. Il me semble que plus le temps passe, plus nous avons besoin les uns des autres. Même sous nos latitudes, nous assistons aujourd’hui à la disparition de ce que nous pensions être des évidences.

Ce qui me plaît chez CSI, c’est le lien entre l’information, le travail de relations publiques, l’aide pratique, le travail politique en faveur des droits de l’homme et l’engagement conséquent pour la liberté de religion. Il faut soutenir cela !

Tout ce travail s’effectue dans une perspective mondiale et en solidarité avec tous ceux qui sont « tombés sous les coups des brigands ». Il trouve donc son origine et son fondement dans les paroles claires de Jésus, prononcées à la suite de la parabole du bon Samaritain : « Va, toi aussi, et agis de même. » (Luc 10 : 37)

Christoph Schweizer, pasteur et membre du conseil de fondation de CSI-Suisse

Commentaires

Nous serions heureux que vous nous fassiez part de vos commentaires et de vos ajouts. Tout commentaire hors sujet, abusif ou irrespectueux sera supprimé.


The reCAPTCHA verification period has expired. Please reload the page.

Votre commentaire a été envoyé.

Le commentaire a été envoyé. Après avoir été vérifié par l'administrateur, il sera publié ici.